Djoulé, mot à tout faire

Publié le par Nol&Rob

Nous nous levons à l’aube, prêts à gravir le sommet de la journée. A la sortie de la tente, Nurbur nous salue, « djoulé », en nous tendant une tasse de thé. Heureux de nous réchauffer les mains avec la tasse brulante nous le remercions, « djoulé ». Poli, notre ânier nous fait savoir qu’il nous a préparé ce breuvage avec plaisir, « djoulé, djoulé » avant de nous souhaiter bonne route « djoulé ! ». Vous l’aurez compris, que vous saluez les gens à midi ou à minuit, que vous les remerciez ou que vous preniez congé, le mot est toujours le même : « djoulé ».

Malheureusement, c’est bien là où toute ressemblance avec la langue Schtroumpf s’arrête. Pour un européen, le Ladakhi est une langue incroyablement difficile à prononcer. En témoigne la cérémonie d’échange de prénoms. Malgré dix jours d’immersion dans le pays, les rencontres demeurent embarrassantes. Nous nous sentons obligés de faire répéter les prénoms quatre fois avant d’aventurer une reproduction du son entendu. Et malgré de nombreuses tentatives, nous échouons lamentablement.. Heureusement, comme à l’accoutumée, nos interlocuteurs semblent buter tout autant sur le prénom « Nolwenn ». De quoi se sentir temporairement moins inaptes.

A défaut de parler le Ladakhi, nous avons tout de même appris à déchiffrer les pierres à Mani. Tels nos tags occidentaux, les caractères bouddhistes ont été reproduits sur une quantité phénoménale de cailloux de toutes formes et disséminés partout à travers l’Himalaya jusqu’en haut des sommets. La succession des symboles est toujours la même et se lit : « Om », « Ma », « Ni », « Padme », « Hum ».

 
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Publié dans Ladakh

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